La méthode en 4 étapes pour se libérer de la colère


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Nous avons vu dans le précédent article  « La colère : 3 enseignements essentiels pour sortir des pièges de l’inconscient« , que la colère surgissait face à une situation qui ne nous satisfaisait pas et que nous n’acceptions pas, qu’elle nous faisait perdre temporairement notre conscience, « nous sommes hors de nous » et qu’elle avait un rôle de protection dans notre système intérieur.

Si vous n’avez pas lu cet article, nous vous le recommandons vivement afin de comprendre les bases essentielles des enjeux inconscients de notre colère, avant de débuter la méthode en 4 étapes pour vous en libérer !

 

Maintenant, nous pouvons, étant plus conscient et vigilant, commencer à décortiquer chacune de nos colères pour nous en libérer.

 

La méthode en 4 étapes pour se libérer de la colère

 

Quand s’applique-t-elle ?

Cette méthode s’applique à chaque fois que vous êtes en colère :

• soit sur le moment même où la colère survient, dans le cas où vous avez assez de recul et d’expérience avec cette méthode,

• soit une fois sortie de la situation déclenchante, quand la colère est toujours là en vous mais elle est moins forte, une fois que vous pouvez prendre un peu de recul vis à vis de votre colère,

• soit une fois que la colère est passée et retombée pour pouvoir bien la comprendre, l’accueillir et s’en libérer.

 

À qui s’adresse-t-elle ?

À toutes celles et ceux que la colère gâche la vie, ferme leur cœur aux autres et détruit sur le champ leur propre sérénité,  joie, confiance…

Bref, à toutes celles et ceux qui veulent vraiment se libérer de la colère qui les submerge, les rend froid voire agressif et leur fait parfois faire ou dire des choses qu’ils regrettent par la suite.

À toutes celles et ceux qui sont prêts à s’engager dans un travail sur eux-mêmes afin de devenir plus libre dans leur vie, de rester serein, bienveillant envers eux-mêmes ainsi qu’avec les autres.

Enfin, cette méthode s’adresse à celles et ceux qui veulent pouvoir rester le cœur ouvert dans toute situation et ainsi devenir la meilleure version d’eux-mêmes, libre des réactions auto-destructives automatiques et habituelles !

 

Mise en garde avant de commencer la méthode

Nous savons par expérience que cette méthode est très puissante et en même temps très bousculante intérieurement pour vous qui serez honnête et sincère envers vous-même.

Cette méthode est issue d’une synthèse puissante des meilleures techniques que nous avons rencontrées et que nous utilisons sur nous-même depuis de nombreuses années et qui a fait ses preuves dans tous nos accompagnements de coaching ou de thérapie.

Cette méthode en 4 étapes peut être parfois difficile à suivre car elle va vous mettre face à vous-même, face à vos croyances limitantes personnelles, face à vos interprétations personnelles, face à vos exigences personnelles, face à vos peurs personnelles ainsi qu’à vos blessures personnelles.

C’est pour cela que nous vous recommandons de commencer la méthode, une fois la colère passée, en ayant un état d’esprit calme, bienveillant et doux envers vous-même.

 

Étape 1 : constatez et accueillez votre colère

 

La 1ère étape est la plus simple, elle consiste à faire le constat que vous êtes en colère et à en prendre conscience le plus rapidement possible.

Pour rappel, nous sommes en état de colère lorsque :

• notre corps est crispé, sous tension, notre respiration rapide et courte…

• nous réagissons intensément à une situation,

• nous sommes contre la réalité qui se présente à nous, ainsi nous n’acceptons pas la réalité telle qu’elle est,

• nous sommes en lutte avec la personne / la situation extérieure car nous sommes en lutte intérieure et restons piégés dans notre tête à nous raconter notre histoire mentale,

• nous croyons que quelqu’un à tord ou a commis une faute, bref il a tord et nous raison,

• nous croyons que les choses devraient être différentes.

 

Étape 2 : définir notre système intérieur

 

Si nous sommes contre quelque chose, cela veut dire que nous sommes pour son contraire !

Par exemple :
Si je suis contre les restaurations rapides industrielles de « mal-bouffe », c’est que je suis pour une alimentation saine et équilibrée.
Si je suis contre la violence physique, c’est que je suis pour le respect physique et la communication bienveillance entre les êtres.
Si je suis pour l’écologie, je suis contre l’utilisation du pétrole et des centrales nucléaires.
Si je suis contre la communication verbale violente, je suis pour une communication bienveillante et respectueuse…

C’est ce que nous nommons le système du balancier, d’un côté de la balance il y a le « pour » et de l’autre côté le « contre ». Et comme tout système de balancier, il aime l’équilibre. D’ailleurs ce balancier existe à l’échelle humaine et mondiale.

Donc plus nous sommes « pour » quelque chose et plus nous lutterons face aux personnes qui sont « contre » cette même chose !
Ainsi, plus vous mettrez d’énergie et de force « contre » quelqu’un ou « contre » une situation et plus vous aurez en face de la résistance et de la force pour maintenir l’équilibre.

C’est la base de tout conflit ! Nous n’acceptons pas que l’autre ait un point de vue différent du nôtre.
C’est ainsi que : plus un pays ou un individu va être contre un autre et surenchérir en montrant sa force et plus l’autre va opposer de force et de résistance.

 

Il en va de même dans le couple : si vous êtes contre une attitude de votre partenaire, que vous faites sans arrêt des remarques dessus et que vous manifestez votre mécontentement face à cette attitude et bien plus votre partenaire renforcera cette attitude qui est son libre choix d’être ce qu’il choisit d’être ou de faire (plus ou moins consciemment).

 

Ainsi pour pouvoir commencer à vous libérer de votre colère, vous avez à identifier et définir votre propre système interne.

À savoir, dans une situation de colère précise, écrivez vos réponses sur une feuille :

Pour quoi êtes-vous « contre » ou Contre quoi luttez-vous ?  Et donc, « pour » quelle chose/idée ou situation ou valeur êtes-vous  ?

• Quelles pensées avez-vous quand vous êtes dans cette colère ? Qu’est-ce que vous vous dites ?

Exemple 1 des pensées ou de l’histoire mentale : « C’est pas possible, il ne m’écoute pas, je lui ai dit hier que je voulais que nous passions ce vendredi soir ensemble, que c’était important pour moi et là il m’annonce qu’il va aller à un match de foot avec ses copains ! C’est un égoïste, il ne pense qu’à lui. Il n’y a que son plaisir qui compte, c’est quand la dernière fois qu’il m’a fait plaisir de toute façon ? En plus il devrait le savoir là, il n’a pas d’excuses ! Il faut faire des efforts dans un couple ! »

Exemple 2 : « Je déteste mon supérieur hiérarchique X qui me fait des remarques négatives sur ce que je fais. X devrait pas me parler comme ça s’il veut que je fasse mieux, c’est pas comme ça qu’il va me motiver. Il est injuste ! Je suis contre les personnes qui relèvent que les points négatifs tout le temps. Il pourrait me dire ce que je fais de bien de temps en temps. Il pourrait reconnaître tous les efforts que je fais et me valoriser un peu, j’en aurais bien besoin. »

• Dans ces pensées, discernez vos exigences, vos croyances, vos jugements sur l’autre et sur la situation, comme :
« il ne devrait pas…« , « il pourrait…« , « il devrait…« , « il faut…« , « c’est irresponsable de…« , « c’est un …(jugement)« , « il est (jugement)« , « il le fait exprès…« , « il n’en a rien à faire…« , etc….

Une fois ce travail terminé, vous pouvez vous relire et prendre conscience de votre système intérieur de pensées qui est la cause de la colère.

 

Étape 3 : discerner notre peur cachée et nos ressentis refoulés

 

Lorsqu’une partie de nous se met en colère, c’est qu’elle veut nous protéger, car cette même partie a très peur que nous revivions quelque chose de difficile, une situation qu’elle pressent comme plus ou moins similaire à une situation déjà vécue et qui a été douloureuse et nous a fait souffrir. Cette partie veut donc à tout prix éviter la réactivation de nos ressentis liés à cette situation douloureuse déjà vécue par le passé.

C’est ainsi que notre partie protectrice cache sa peur derrière la colère apparente, cela nous évite de nous écrouler ou de perdre la face !

Chercher la ou les peurs qui se cachent derrière votre colère :

Par exemple :
« j’ai peur que mon partenaire m’abandonne« , donc « j’ai peur d’être abandonné« ,
« j’ai peur d’être rejeter« ,
« j’ai peur qu’il ne m’aime plus et que notre relation casse« ,
« j’ai peur de rester avec un homme qui ne m’aime pas« ,
« j’ai peur de la solitude« ,
« j’ai peur de la séparation« ,
« j’ai peur d’être critiqué, jugé« ,
« j’ai peur d’être trahi« ,
« j’ai peur d’être humilié, ridiculisé« ,
« j’ai peur de ne pas être reconnu« ,
« j’ai peur de ne pas être à la hauteur« ,
« j’ai peur de ne pas contrôler la situation« ,
« j’ai peur de ne pas exister pour les autres« ,
« j’ai peur de ne pas être accepté« …

Si nous reprenons l’exemple 1 : derrière la colère il y a clairement la peur d’être abandonné ou rejeté, d’être seul…

Que ressentez-vous émotionnellement dans la situation qui a déclenché votre colère et qui est lié à vos peurs ?

Par exemple :
« je me sens profondément triste car je me sens rejetée dans ma demande de passer du temps avec mon partenaire« ,
« je suis déçue et je me sens impuissante à changer son choix« ,
« je me sens pas importante, sans valeur« ,
« je me sens non aimée« ,
« je me sens pas respectée« ,
« je me sens jugée« ,
« je ne me sens pas acceptée dans ce que je faits ou comme je suis » …

À ce stade là, nous pouvons consciemment voir à quel point notre colère nous protège de ressentir ces émotions désagréables que généralement nous connaissons bien mais refoulons.
Nous ressentons généralement des émotions de la famille de la tristesse/du désespoir, de la famille de la peur/terreur et/ou de la famille de l’impuissance.

La colère, en nous focalisant sur l’objet de la colère, nous évite d’être au contact de notre être intérieur et de nos parties blessées (enfants intérieurs) qui ont pourtant tant besoin d’être reconnues et accueillies.

Pour aller plus loin : cf article Comment vos enfants intérieurs parlent à votre place ?

 

Étape 4 : accueillir les besoins de nos parties / enfants intérieurs blessés

 

Derrière chaque peur, il y a les ressentis refoulés d’une partie de nous qui a souffert, d’un de nos enfants intérieurs qui a été blessé et qui est toujours blessé car il n’a jamais été accueilli, reconnu et validé dans son vécu et ses ressentis.

Cette partie de nous en souffrance est en attente de reconnaissance et de libération. C’est ainsi que dans cette attente, des symptômes peuvent apparaître spécialement pour aller la voir et la rencontrer vraiment.

Les symptômes qui prouvent qu’une partie de nous est blessée, et est à réintégrer et à accueillir en nous, sont caractérisés par une réaction intense dont nous savons prédire comment nous réagissons dans telle situation et dont nous restons impuissant quand cela arrive.

Un des symptômes peut être la colère.

Alors, une fois que vous avez bien travaillé et détaillé l’étape 3, il vous reste l’étape 4.
Cette étape est de loin la plus difficile à effectuer seul sans être accompagné par un professionnel pour vous guider et vous assurer toute la sécurité, la douceur et la bienveillance pour votre système intérieur.
Tout votre amour, votre accueil et votre tendresse est à déployer envers vous-même dans cette dernière étape cruciale.

Voici le processus de libération de la colère :

Allez à la rencontrer de l’enfant ou de l’être que vous étiez qui a vécu la situation douloureuse et qui a été refoulé, rejeté par vous-même (et parfois par les autres) avec ses ressentis douloureux.

Cela demande du courage et en même temps cette rencontre chaleureuse de vous-même avec la personne que vous étiez et qui a souffert est un cadeau inestimable d’amour et d’accueil qui libère et apaise entièrement votre être.

Établissez la connexion entre vous et l’être que vous étiez et qui a souffert. Pour cela il est nécessaire de s’établir dans un état d’ouverture, de non-jugement, de bienveillance inconditionnelle et de communication envers vous-même.
Nota : Il est possible que l’être que vous étiez et qui a souffert soit vous enfant ou bien plus grand, voire même adulte, car il n’y a pas d’âge pour vivre une souffrance qui n’a pas été reconnue et accueillie !

Demandez en vous, à l’être que vous étiez et qui a souffert ce qu’il a besoin de vous montrer et de vous dire de ce qu’il a ressenti et vécu. 

Écoutez avec toute votre attention et votre amour l’enfant/l’être que vous étiez comme si vous étiez le meilleur des parents pour vous-même. Écoutez-vous vous-même, vous êtes la meilleure personne pour vous comprendre.

Prenez toute la mesure de ce que cet être que vous étiez a vécu et accueillez-le avec amour, reconnaissez-le dans son vécu et ses ressentis. Validez le fait que cela a été difficile voire terrible pour lui/elle. Cela va lui procurer de l’apaisement et un soulagement immédiat, si cela est authentiquement fait avec tout votre cœur.

Demandez, intérieurement, à l’être que vous étiez ce dont il aurait besoin pour se sentir bien et sortir définitivement de sa souffrance.

Écoutez ses besoins existentiels car vous seul pouvez y répondre et vous les apporter à vous-même.

Prendre conscience des besoins, répondez à votre enfant intérieur de ce que vous pouvez faire ou lui proposer pour trouver ensemble une solution. L’aspect essentiel est de vous mettre en communication authentique et en présence d’ouverture avec l’être que vous étiez qui a été rejeté et refoulé pour enfin lui redonner toute sa place et lui apporter tout votre amour.

 

Pour conclure

 

Vous saurez si cette méthode a été libératrice quand vous rencontrerez de nouveau une situation similaire à celle qui a déclenchée votre colère et que vous la vivrez de manière apaisée, qu’il n’y aura plus de réaction incontrôlable et intense.
Le symptôme disparaît de lui-même quand il n’y a plus de ressentis douloureux à accueillir et à apaiser.

Nous vous le répétons, cette étape 4 est difficile à accomplir seul à un niveau profond de votre être.
Néanmoins, cette étape est un premier pas qui vous permet de prendre conscience de « qui » se cache derrière votre colère. Elle contribue également à établir le contact et une première communication avec l’être que vous étiez et qui a besoin d’être accueilli puis reconnu dans son vécu et ses ressentis.

Après ce premier contact, cette première connexion essentielle à la guérison des blessures du passé, nous vous invitons si vous souhaitez aller plus loin, à vous faire accompagner une première fois dans cette méthode de guérison afin de libérer profondément votre être et de vivre le processus de libération et de reconnaissance.

Puisqu’une fois que vous aurez vécu la méthode en 4 étapes en étant accompagné, il vous sera possible de le faire seul pour vous-même.
À ce moment là, vous seul(e) détiendrez les clés de votre libération !

Cliquez-ici  : pour demander un rendez-vous d’accompagnement de libération.

 

Aurelie & Vincent

Vos coachs et thérapeutes en développement personnel qui vous accompagnent vers votre libération émotionnelle et la guérison de vos blessures du passé afin de révéler toute la beauté de votre être véritable.

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A propos de Aurélie & Vincent

Nous sommes passionnés de développement personnel, de communication, de psychologie, de sexualité et de sensualité. Nous souhaitons transmettre aux couples tout le potentiel qu'ils ont de se développer ensemble. Pour cela nous mobilisons tous nos savoirs, savoir-faire et savoir-être de coachs et de thérapeutes pour contribuer à faciliter la vie de couple au quotidien.

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